Les PME qui utilisent un tableur sont moins efficaces que les autres. Une étude que vient de publier Aberdeen jette un pavé dans la mare alors qu’Excel a plus de 250 millions d’adeptes dans le monde.
Excel, puisque c’est d’Excel qu’il s’agit, est et restera encore longtemps l’outil d’analyse, de reporting le plus massivement utilisé en entreprise. Et c’est certainement pas sur Microsoft qu’il faudra compter pour changer cet état de fait, le projet Gemini place plus que jamais Excel à la pointe de sa stratégie. Les éditeurs de plates-formes BI ont du tous se positionner en fonction de ça et intégrer le vilain petit tableur dans leurs offres.
Aberdeen qui suit étroitement le rôle d’Excel sur le marché BI depuis plusieurs années, a interrogé 4500 entreprises entre juin 2007 et décembre 2008. Le cabinet démontre que 32% des entreprises qui ont développé une expertise BI ont constaté un impact direct sur leur chiffre d’affaire. Admettons. Par contre le bench sur les PME laisse apparaître des résultats peu flatteurs pour les utilisateurs de tableur. Sur le critère self service BI la performance moyenne des PME interrogée est de 60%. Elle atteint 64% chez ceux qui ont mis en place des outils BI mais tombe à 51% pour les utilisateurs de tableurs. Les écarts entre performance moyenne et performance des utilisateurs de tableurs sont plus faibles sur les autres critères mais restent très éloignés de ceux obtenus par les utilisateurs de BI. Le cabinet d’étude a essayé de cerner sur quels points les utilisateurs de BI font mieux que les utilisateurs de tableur. Sans surprise l’automatisation de la création de rapport présente l’écart le plus fort.
Alors pourquoi les PME se content-elles d’Excel ? Les réponses apportées sont évidentes : manque de ressources informatique internes (à 56%), mauvaise remontée des besoins utilisateur (49%) ou encore le manque d’implication du management (47%).
Nouvelle rassurante pour les éditeurs BI, le décisionnel est considéré par les entreprises interrogées comme la technologie n°1 qui va impacter leur business dans les 2 à 5 prochaines années. Devant le Saas, la mobilité, le sans fil ou la gestion de données. Pas sûr que cette prise de conscience suffise à remettre en cause la suprématie sans limite d’Excel…
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Bonjour,
Il me semble qu’il faut plutôt raisonner autrement : puisque Excel est si bien implanté, alors peut être faut-il en tirer parti plutôt que de chercher à l’éliminer.
C’est ce que fait Microsoft dans sa suite BI en plaçant Excel comme un élément central et est, à mon avis, un « point d’entrée » du décisionnel dans les entreprises.
L’étude (en tout cas le graphique présenté) me semble parfois peu pertinente : un outil BI ne fait pas forcément les même choses qu’Excel dans sa version « basique », les utilisateurs verront donc forcément la différence.Pour autant, s’il est couplé à un cube SSAS par exemple, alors Excel devient un bon outil, connu par la quasi-totalité des analystes ! Les fonctions de parcours du cube (via tableau croisé dynamique) sont intuitives et généralement appréciées des utilisateurs.
En ajoutant par dessus une formation avancée à l’utilisation d’Excel, il me parait évident qu’il y a un public qui saura se satisfaire totalement de cet outil. Bien sûr, cela ne conviendra pas à tous les utilisateurs pour qui on devra proposer d’autres solutions (dashboards, rapports figés, …).
Excel me parait trop implanté pour vouloir le supprimer/remplacer, l’intégrer dans une réflexion BI me parait plus « malin » et également plus « porteur » en terme de business.
Thomas Malbaux
http://www.cogoobi.com