L’analytique doit-il faire sa révolution culturelle ?

Plus que jamais, la fracture entre directions métier et DSI prend son sens dans l’analytique. Alors que l’environnement de l’entreprise, ses marchés, sa concurrence évolue au jour le jour, les métiers réclament de nouvelles métriques… que les DSI sont bien incapables de leur fournir dans les délais ultra-courts réclamés par les métiers. Le traditionnel cycle en V adapté à l’analytique ne permet pas à la direction informatique d’offrir la réactivité qu’on attend désormais d’elle. Le succès de Qliktech (+50% de croissance en 2008!), qui s’est vendu comme une solution « mettez toutes vos données dedans, l’expert métier pourra construire lui-même ses analyses » trahit le retour en grâce des outils ad-hoc et, en corollaire, le retour des incessants problèmes de réconciliation des indicateurs que chaque responsable métier va concocter dans son coin.
Néanmoins ce besoin de mise en œuvre rapide prime parfois. Ce fut le cas chez GOSport. Le distributeur, confronté à des problèmes économiques sérieux, confie à un consultant la refonte de ses processus logistiques pour faire fondre des stocks pléthoriques. L’informatique interne, engagé dans un déploiement SAP ne pouvait donner suite aux demandes d’indicateurs sur la Supply Chain tant que l’ERP et le célèbre BW ne sont en production… soit 6 mois à attendre. Résultat : le consultant a monté avec Neos-SDI une plate-forme SQL Server avec la brique de reporting Bristol Reports pour délivrer  les indicateurs nécessaire à l’optimisation de la logistique. Une plate-forme qui, soit dit en passant, perdure aujourd’hui après le démarrage de BW (en l’occurrence tout le monde aura bien compris pourquoi).
L’expérience de Thierry Dagron, directeur marketing de l’activité MVNO de SFR, cité dans un communiqué de presse de Squid Solutions est tout aussi éloquente : « Pour piloter l’activité de la division MVNO, nous avions besoin d’indicateurs qui n’existaient pas dans notre système décisionnel interne. Avec les processus standard, leur création aurait duré 8 mois. Squid a proposé sa méthodologie alternative de Customer Intelligence et a livré les premiers résultats en 3 semaines ». Là encore un désaveu pour l’informatique interne qui, gardienne du temple, prisonnière de ses processus, de ses budgets de fonctionnement et de ses choix techniques ne peut répondre aux métiers.

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