L’analytique, pour quoi faire ?

Accenture,022009_doigtmouille grand fournisseur de consultants facturés à la seconde, vient se livrer à une étude amusante auprès de 250 dirigeants américains. 40% de leurs décisions importantes (« major decision », c’est du sérieux quoi) ne s’appuient sur aucun outil analytique. Au pif, au doigt mouillé, voilà comment ça marche et puis de toute façon, c’est le chef qui décide… Pour se justifier face au consultant, le chef penaud rejette la faute sur la qualité des données (16% des réponses), aucune donnée n’est disponible (61%, les mêmes ?), ou alors leurs décisions s’appuient sur des données qualitatives ou subjectives (55%). Bref vous pouvez leur offrir une magnifique plate-forme analytique, des cubes gigantesques avec des temps de réponse de quelques millisecondes, rien à faire, ces messieurs font du qualitatif… avec succès, on n’en doute pas une seconde. Une note positive toutefois, 57% affirme qu’ils ne disposent pas d’outil analytique à la hauteur mais 72% songent s’en doter. Clair qu’un dashboard ça fait plus sérieux que l’écran de veille aquarium de l’assistante.

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