Une
étude réalisée par Bloor Research auprès de 212 entreprises le prouve par A+B, l’Open Source présente un TCO sur 5 ans record pour les tâches d’intégration. Cette étude porte sur 5 scénarios d’intégrations : La migration et de conversion de données, l’ETL, CDI et MDM, la synchronisation de données, d’échange B2B et d’implémentation SOA. Les entreprises qui ont participé à l’enquete exploitent Business Objects Data Integrator, Informatica, Pervasive Software Oracle Warehouse Builder et Oracle Data Integrator, Microsoft SQL Server Integration Services mais aussi des développements « maison » et bien sur des solutions Open Source. Une étude qui tord le cou à bien des idées reçues sur l’Open Source dans un sens comme dans l’autre.
Sur les 5 scénarios évoqués par l’étude, chaque entreprise est plus ou moins avancée. La problématique de migration et de conversion de données est la plus commune, la SOA la moins encore diffusée. Quelques surprises toutefois. Ainsi ce sont les adeptes de l’Open Source qui sont les plus avancés en termes de SOA (à plus de 40%) alors que ce sont les clients de Microsoft qui sont le plus à la traine (moins de 20% d’entres eux). Détail amusant, les clients d’IBM sont loin d’être des pionniers du SOA, un quart d’entres-eux seulement on des projets SOA en cours.
Première conclusion de l’étude de Philip Howard, premier revers pour le clan Open Source : les plates-formes Open Source portent largement moins de projets que les solutions commerciales. Dans ce cadre de la réutilisabilité de leurs outils, les acheteurs d’Informatica sont ceux qui exploite le plus leur infrastructure : 32,5 projets en moyenne, juste devant Microsoft SSIS avec 32 projets… L’Open Source fait pâle figure avec 13 projets seulement, ce qui en fait la solution la moins réutilisée. Plusieurs explications possibles ; la jeunesse des solutions Open Sources en entreprises et sur lesquelles on a pas encore capitalisé, le coût des grandes solutions commerciales type Informatica qui impose la réutilisabilité à outrance pour obtenir un ROI correct…
Idée reçue battue en brèche par l’étude, la durée des projets. Le discours habituel et bien rodé des éditeurs commerciaux comme quoi leurs solutions packagées demandent moins d’intégration et de développement lors de la mise en œuvre. L’étude démontre que les projets d’intégration Open Source sont généralement plus courts. Les projets les plus longs allant plutôt à IBM et Informatica. Ces derniers diront que c’est parce que leurs outils sont utilisés pour les projets les plus complexes, l’Open Source n’assumant que le tout venant. C’est le cas si on observe le nombre d’hommes/jours consommés pour l’analyse des besoins. Un peu plus de 2 semaines en moyenne sur les projets Open Source contre près de 7 pour les projets IBM ou 8 pour ceux sur Informatica. Avantage toutefois à l’Open Source pour la phase d’apprentissage de l’outil nettement plus courte. Seul Microsoft SSIS permet de délivrer un premier projet dans des délais plus courts.
Les coûts comparés sont évidemment le point fort de l’étude. Là encore les chiffres relatifs à l’Open Source peuvent surprendre. En termes d’investissement initial, l’Open Source est imbattable. Coût du software nul, coût du hardware marginal, la moyenne de l’investissement consenti est inférieure à 50000 $ tout compris. Seuls des développements spécifiques sur un hardware existant sont plus avantageux. Parmi les moins chers citons Business Objects, Pervasive Software et… Oracle au coude-à-coude avec Microsoft ( !). Sans surprise Informatica et IBM crèvent le mur du dollar avec des prix totalement délirants comparés à ceux de leurs concurrents. Un calcul de TCO sur 5 ans conforte cette idée : l’Open Source est la solution la moins couteuse, Pervasive le colle de près et Business Objects, Microsoft et Oracle sont dans un mouchoir. Si vous avez de l’Informatica ou a fortiori de l’IBM cachez la calculette de votre DAF, ça risque de barder pour vous !
L’Open Source pas cher, oui mais avec quelques nuances toutefois. Car du fait du faible nombre de projets portés par ces plates-formes, le coût ramené au projet s’avère moins brillant pour les adeptes du libre. Les solutions les moins chères deviennent alors celles de Pervasive Software, devant Microsoft SSIS. L’Open Source pointe en troisième place devant le toujours surprenant Oracle. Du fait que les plates-formes Informatica exécutent un nombre de projets record, leur coût en devient moins scandaleux : il rivalise avec ceux des plates-formes Business Objects. Enfin IBM reste au dessus du lot mais qui peut bien choisir de l’IBM pour le prix ?
L’étude complète peut être téléchargée ici :
Comparative costs and uses of Data Integration Platforms, Bloor Research, 2008








