Une
nouvelle « Database Machine » vient d’apparaître au catalogue d’Oracle. La boite du sémillant Larry Ellison et HP étendent donc leur gamme de serveurs dédiés Datawarehouse. En septembre 2008, naissait une première armoire baptisée du doux nom de Database Machine, beau bébé pouvant digérer 168 To de donnée. Aujourd’hui le californien enfonce le clou avec un nouveau modèle « pour faire face à la pression de la rue » dit-on chez Oracle. Ce demi-rack 22U est un modèle de salon qui gère tout de même jusqu’à 84 To de données.
Une approche de l’Appliance « made in Oracle » qui ne séduit guère Philip Howard de Bloor Reseach qui préfère un Netezza à ce SGBD préconfiguré en armoire qui ne reste en définitive qu’un… SGBD.
Pourtant, abritant jusqu’à 8 serveurs HP modèle DL360 G5, 4 switchs Infiniband et 14 serveurs de stockage Exadata, la « Database Machine » avait de quoi impressionner. 75 To de disques Sas ou 168 To de disques SATA, avec des débits respectifs de 14 ou 10,5 Gbits/s de quoi répondre aux besoins en datawarehouse de pas mal d’entreprises… enfin oui et non. Pas question de concurrencer sur les méga projets l’Active Enterprise Data Warehouse 5550 de Teradata avec l’armoire Oracle, celui-ci pouvant monter jusqu’à 10 Po. Sinon la gamme Teradata propose des solutions de 6To, 12,6To ou 50To. Bref ça se joue soit loin au dessus de la Database Machine, soit au dessous. Bref, Oracle corrige son tir et coupe sa machine en 2 en proposant un modèle 22U.
Moins de serveurs (4 HP DL360 contre 8), moins d’unités de stockage (7 maxi contre 14) et donc 2 switchs Infiniband… et des débits divisés par 2 (7Gbits/s en mode SAS et 5,5 Gbits/s en SATA) pour une capacité respective de 10,5To et 23To.
Reste à voir si la pression de la rue va pousser Oracle vers le haut, la barre du peta semble encore loin, ou vers le bas où la lutte risque d’être âpre avec l’arrivée de multiples alternatives.








