Gefco se tourne vers Exalead pour créer ses tableaux de bord.
La fusion entre plate-forme BI et moteur de recherche est à l’œuvre. Et elle pourrait bien avoir lieu plus vite que les éditeurs de BI ne le pense. Car si ceux-ci noue des accords avec les Google ou Yahoo pour ajouter des fonctions de recherche à leurs portails BI, certain pourrait bien leur griller se genre de politesse et grignoter des part de marché dans leurs parcs de licences. Gefco a fait le choix d’un moteur de recherche pour palier aux délais de son architecture BI. Avec succès. Une expérience riche en enseignements.
La plate-forme BI ne tient pas la cadence
Un cas qui devrait aussi faire figure de coup de semonce vis-à-vis des éditeurs BI. Gefco est historiquement un grand client Business Objects. C’est en 2005 que le transporteur s’est doté d’un datawarehouse mondial, un datawarehouse où des données issues de 80 pays. Du très classique avec SAP R/3 aux commandes, SAP BW bien sûr et une couche de BO par-dessus pour assurer analytique, requêtage Ad-hoc et reporting. Bernard Liautaud se félicitait déjà du succès de BO sur la plate-forme SAP… Plusieurs milliers d’utilisateurs, 100.000 événements/jour tracés dans le système, un beau succès en effet. Sauf qu’à l’arrivée, l’information disponible au niveau des tableaux de bord date… de trois jours. Un jour pour fuir de l’ERP vers le splendide datawarehouse mondial, un jour de plus pour alimenter les datamarts, et enfin un jour supplémentaire pour arriver dans les rapports. Moyen, voire très moyen lorsqu’un concessionnaire automobile appelle pour savoir où se trouve exactement la C4 Picasso rouge que le client en face de lui attends depuis des semaines…
Une solution idéale pour les consommateurs de tableau de bord

Gefco a utilisé le moteur Exalead pour déployer son tableau de bord logistique au dessus de son ERP SAP.
Intégration temps réel dirait Informatica, Datawarehouse haute performance me glisse-t-on du côté de Netezza, une base de données associative in-memory made in Qliktech peut-être ? Gefco n’a retenu aucune de ces solutions, mais c’est tourné vers Exalead pour délivrer des tableaux de bord d’activité up-to-date. SAP alimente directement en données le moteur de recherche via ses API, ce dernier va synthétiser les informations en un tableau de bord aux couleurs de Gefco qui ressemble à s’y méprendre à nu dashbord BO, Cognos et consorts. Pire, en cliquant sur l’une des données de ce « vrai-faux » tableau de bord, on va effectuer un simili drill-down pour délivrer la donnée initiale. Il suffit désormais de taper « C4 Picasso Rouge Rennes » pour savoir où se trouve la voiture attendue à Rennes. « Sur 100 licences de solutions BI, 10% d’entres elles sont réellement exploitées pour réaliser des tâches complexes » souligne Jean-Marc Lazard, responsable de l’activité Web, des Labs et de la R&D d’Exalead, « pour de l’analyse. Dans 90% des cas, ces licences sont exploitées pour de la consultation seule. C’est auprès de ces fonctionnels que nous cherchons à remplacer les licences BI par de l’Exalead. On peut diminuer le coût des licences d’un facteur 2 avec des délais de mise en œuvre très courts » ajoute-t-il.
Exalead s’applique à lui même sa recette
Pour mieux démontrer sa vision bien particulière de la BI, Exalead s’est appliqué à lui-même sa vision. Cette PME de 160 personnes s’appuie sur le CRM Saas Salesforce.com et c’est bien entendu le moteur de recherche maison qui délivre les dashboard en remontant les informations de salesforce.com mais aussi des données non structurées au premier rang desquelles les eMails : « L’information fraîche, elle n’est pas encore dans le référentiel client, ni dans le système CRM, elle est dans les eMails » conclut-il… Une autre façon de penser la BI.









« Un concessionnaire automobile appelle pour savoir où se trouve exactement la C4 Picasso rouge que le client en face de lui attend ».
=> Ce n’est pas à la BI de répondre à ce type de question !
Vous confondez dans cet article la BI et la gestion opérationnelle.
La BI consiste à suivre un certain nombre d’indicateurs clés de l’entreprise. Ces indicateurs « de pilotage » doivent permettre de prendre des décisions à un niveau stratégique, et non pas de suivre unitairement des commandes ou des livraisons.
La tâche « trouver la C4 Picasso rouge du client » doit être traité par l’application opérationnelle de gestion des livraisons, pas par la BI.
Je ne conteste pas le positionnement de Exalead sur la recherche dans les données non-structurés, mais votre exemple est très mal choisi, et prouve que nous n’avez pas compris ce que c’est que la BI.
La BI répond plutôt à la question « Combien de C4 Picasso rouge ont été livrés l’année dernière, et quel a été le délai moyen de livraison ? ».
@Alain Schneider
Je suis d’accord avec le distingo que vous faites et sans doute l’exemple « C4 Picasso » chez le concessionnaire n’est-il pas le bon exemple pour illustrer de la BI.
Je peux cependant confirmer que la mise en oeuvre chez GEFCO traite bien les questions du type « Combien de C4 Picasso rouge ont été livrés l’année dernière, et quel a été le délai moyen de livraison ? », c’était même la base du projet chez GEFCO qui voulait réduire la latence de disponibilité des indicateurs due aux architecture BI traditionnelles.
En gros, tous les rapports sont agrégés dynamiquement, indépendamment de la fenêtre de temps interrogé et les axes de consolidation demandés. C’est ce niveau de performance que permettent les architectures reposant sur des moteurs d’indexation comme Exalead avec de ce fait un mise à jour quasi temps-réel des indicateurs.
De surcroît, ce que l’exemple du concessisonnaire illustre parfaitement, c’est le fait de n’avoir plus qu’un seul outil de consultation d’information:
– impact sur le coût
– impact sur l’intégrité des données, pas seulement au niveau de leur stockage mais aussi de leur restitution
– capacité de drill-down sans limite, de n’importe quel agrégat jusqu’à la donnée de base
– possibilité d’interrogation simplifié des rapport, éventuellement en langage naturel