Réduction du TCO : la priorité a changé en 2009
par admin,
à 20 h 26 min
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Alors que l’année dernière, les entreprises avaient fait de la difficulté d’intégration des donnée le problème numéro 1 à résoudre dans une politique de réduction du coût de la BI, les choses ont changé cette année. Désormais, la priorité numéro 1, c’est d’améliorer la facilité d’utilisation de la BI, notamment pour toucher de nouvelles populations d’utilisateurs, aller au-delà du cercle restreint des power users. Les analystes d’Aberdeen mentionnent notamment le niveau de maturité des entreprises qui s’élève progressivement. 70% des entreprises interrogées pratiquent la BI depuis 1 an ou plus, 45% depuis 4 ans et plus. Autre raison avancée dans l’étude, la crise qui conduit les entreprises à pousser la BI au plus près des opérationnels, c’est-à -dire ceux qui sont les mieux placés pour ressentir les aléas du marché, c’est le concept de BI opérationnelle cher à Aberdeen.
Entre les meilleurs de la classe, c’est à dire les 20% des entreprises les plus performantes et les 30% les moins performantes, le fossé en termes de BI est désormais énorme. Là où il faut 14 jours pour livrer un projet BI chez les uns… il en faut 177 chez son concurrent pour y parvenir. Pire le moindre changement dans un report va lui consommer une moyenne de 7,9 jours contre 0,6 jour pour le premier de la classe. Et l’écart n’est pas près de se combler : les meilleurs continuent à investir plus en BI : +5,8% de budget par rapport à l’année dernière. Un record vu la période. Du côté des suiveurs, le budget BI est revu… à la baisse avec -9,1% au compteur !
Voila qui ne va pas améliorer les choses, c’est en tout cas ce que les éditeurs vont venir vous expliquer de vive voix. Cela dit, c’est le grand paradoxe de l’étude : le budget ramené à l’utilisateur est en baisse chez ceux qui investissent le plus : -4,3% alors que ceux qui restreignent leurs budget voient le cout à l’utilisateur croitre de 6,9% ! Les uns ouvrent les accès à leur plate-forme BI à d’avantage de salariés, les autres, ceux qui en filtrent l’accès jalousement l’accès de leur splendide plate-forme ne peuvent espérer d’économie d’échelle. L’étude fait clairement apparaître que les entreprises les plus avancées résonnent sur un usage « pervasif » de la BI alors que les autres résonnent encore au projet. De même le taux d’intégration de la BI avec les progiciels et ERP atteint 64% chez les uns et 30% chez les autres. J’avoue avoir un peu de mal à voir ce qu’est une BI déconnectée des applications d’entreprises…
Outre l’accroissement du nombre d’utilisateur, ces entreprises jouent sur plusieurs autres tableaux pour « faire plus avec moins ». Les analystes d’Aberdeen soulignent que ces entreprises ont adopté d’approche très formelles pour définir leurs métriques, leurs règles business leurs exigences en termes de reporting et d’analytique. Un formalisme a outrance qui, lorsque les volumes s’accroissent, finit par payer.
En termes d’outils, y a-t-il des logiciels miracle pour doper le TCO d’une plate-forme BI ? A priori la réponse est non. Les entreprises les plus avancées ont des taux d’équipement supérieurs sur à peu près tous les outils à leurs concurrents. Toutefois l’écart est particulièrement spectaculaire sur les solutions de nettoyage des données ou sur la gestion des métadonnées où l’écart d’équipement va du simple au double. A l’inverse, les entreprises les plus en retard misent encore à 72% sur Excel comme principal outil en frontal avec l’utilisateur.
Autre point abordé par Aberdeen comme moyen de faire baisser le TCO de la BI : l’Open Source. Premier point relativement surprenant dégagé par l’étude : les briques Open Source sont omniprésente dans le SI décisionnel des entreprises leader. Outils d’intégration Open Source présent dans 50% des cas, outil de qualité de données à 83% !!! Applications analytiques à 50%, l’Open Source est partout et le taux d’adoption de ces solutions est bien supérieur chez les entreprises performantes que la moyenne des entreprises. Une exception toutefois : les solutions de reporting. L’Open Source n’est présent que chez 17% de ces entreprises alors que la moyenne d’équipement est de 50%. Probable que ces pionniers disposent de solutions de reporting de longue date et n’ont pas vu l’opportunité de démonter leur existant pour ces alternatives libres.
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