Avec
un practice spécifique, IBM GBS affiche de grosses ambitions sur le marché du décisionnel. BAO (Business Analytics and Optimisation), c’est le nom du practice lancé au niveau mondial par IBM GBS pour envahir le monde avec ses cohortes de consultants encravatés. C’est plus une formalisation des efforts qu’IBM Global Services avait déployés depuis 2002, c’est-à-dire l’acquisition de PricewaterhouseCoopers qu’une véritable révolution. Néanmoins la création de ce practice marque de fait la fusion entre le monde de la BI et celui de la gestion de contenu : La division Information Management est partie prenante dans l’aventure pour ses dataware house, ses ETL mais aussi sa plate-forme ECM Filenet. Décryptage d’un solide discours « consulting » signé LeGrandBI.
C’est le 15 avril qu’IBM GBS (Global Business Services) a dévoilé ses ambitions en termes de services pour le secteur du décisionnel. Le practice BAO était né. Confié à Fred Balboni, parachuté direct du practice Retail, celui-ci fixait rapidement le cap : vendre de la BI comme des savonnettes… enfin pas tout à fait, voire même pas du tout comme on le verra plus loin. Ce practice, élégamment traduit par la sympathique équipe RP d’IBM France « ligne de service Businee Analytics and Optimization» arrive en France aujourd’hui. De quoi s’agit-il exactement ? du consulting, de l’intégration et des assets, beaucoup d’assets en vérité. A tel point que le lancement de BAO auprès des plumitifs français (dont la presse éco…) a rapidement tourné à une laborieuse explication de texte sur ce qu’est un asset made in IBM. Du soft d’intégration, de la bonne pratique, de l’indicateur, du bout de code spécifique, du soft analytique, un distributeur de coca, du soft de data mining, du blueprint, du dataware house, je vous laisse faire le tri. Même en carburant à l’eau gazeuse, je ne suis pas sûr d’avoir tout attrapé au vol.

BAO, c'est 4000 consultants au service de vos projets BI. Elle est pas belle la vie ?
Bref, en directe ligne droite de l’héritage PWC, BAO vend du consulting, du soft et de l’intégration, mais bon, surtout du consulting en fait. A tel point que leur demander comment ils se positionnent face à Business&Décision, Keyrus, Micropole Univers, la question est apparue relativement insolite voire incongrue. Bref si vous ne comptez pas investir 50 jours pour une première étude de consulting, c’est pas la peine d’appeler GBS. Chers mais super calés dans votre métier, que demande le peuple !
Mais soyons pragmatique : IBM GBS annonce 4000 consultants à votre botte dans l’heure. En vérité ils sont entre 100 et 200 en France et je parierais plus sur le premier nombre que le second. Néanmoins IBM dispose d’un super réseau social interne, SmallBlue, qui permet à ces consultants de partager leurs expériences à l’échelle mondiale, ouf !
La partie la plus intéressante à mon sens dans l’annonce reste à mon sens le merge entre BI et gestion de contenu. Hervé Thouvenin, responsable de la division Information Management était présent lors du lancement de BAO en France et à précisé que ça division avait craché au pot commun pour monter le practice [et qu’il comptait bien rentrer dans ses frais, NDLR], ce que Wilfried Guerit, responsable France de BAO a confirmé en soulignant qu’il avait pu accroitre son cheptel de consultants grâce à cette participation. Et si les deux compères nous ont abreuvé des jolis soft maisons que ce soit de Cognos, d’informix, du Data Mining de DB2, des ETL, MDM et solutions de gestion de la qualité des données, la gestion de contenu, issue de Filenet fait partie du voyage. Et pour cause Wilfried Guerit prévient : « 30% du temps des employés est consacré à la recherche d’information or on assiste à une croissance exponentielle des volumes de données. Cette année il va se créer 40 hexaoctets (10 puissance 18 octets) de données. 85% de ces données sont non structurées ». Et Wilfried de résumer ses ambitions : « BAO se positionne sur 5 plans : le conseil en stratégie, le pilotage de la performance avec tableaux de bord, analyses ad-hoc et reporting avec Cognos, sur ce que j’appelle l’analytique avancé, le Data Mining dans DB2, EAS, la gestion de l’information avec les ETL, MDM, logiciels de data logging et de qualité de données et enfin la gestion de contenu ».
Bref du soft IBM à tous les étages. Et interrogé sur un « très » vague soupçon de vendor lock-in à signer avec IBM BAO, notre ami Wilfried s’est montré tout à fait rassurant : « Nous sommes totalement agnostique vis-à-vis des technologies. Nous continuerons à mener des projets sur des plates-formes autres que celles d’IBM mais lorsque l’occasion se présentera, nous mettrons en avant les offres de la division Information Management ». Henri Thouvenin dans un effort ultime me confiait alors : « Il y a bien évidemment des choix corps chez nos grands clients et nous n’iront pas à l’encontre. On n’est pas là pour faire des Win back techniques. Cependant, si dans leurs architectures il y a des pièces manquantes, nous pourrons profiter de la complétude de notre offre de pilotage de la performance pour leurs proposer les pièces manquantes ». On respire.








