Après
la série des Experts Las Vegas, les Experts Miami et enfin les Experts New-York, bientôt les Experts… Facebook ? En mars dernier SAS Institute dévoilait une nouvelle solution venant compléter son offre SAS Fraud Framework, le composant Social Network Analysis, capable d’exploiter les réseaux sociaux pour traquer les fraudes. Un moyen de faire apparaître les connexions cachées entre personnes en exploitant les technologie de Text Mining appliqués aux réseaux sociaux. L’éditeur destine cette solution à trois marchés : les banquiers, les assureurs et… les gouvernements.
Si ce sont les fraudes aux assurances sociales, les délits d’entente sur appels d’offres et le financement des réseaux terroristes qui sont les applications possibles dans nos pays démocratiques, le rôle des réseaux sociaux dans les mouvements tels que les manifestations en Iran laisse craindre le pire sur une utilisation d’un tel outil par un état peu respectueux des droits de l’homme.
SAS Social Network Analysis est clairement positionné par son éditeur comme une solution anti-fraude. La banque l’installe sur son SI et la solution fait apparaître les liens cachés entre les comptes et les dossiers clients, croisant plusieurs sources de données, internes ou externes. L’ambition de SAS est de faire passer les systèmes anti-fraude du moteur de règles vers les réseaux neuronaux, et plus largement vers les algorithmes prédictifs. Un moyen, selon l’éditeur, de réduire les faux positifs.
Quant on voit qu’en Iran notamment, une révolution ça ce mène aussi sur les réseaux sociaux, on n’ose imaginer ce qu’un tel logiciel pourrait donner sur des données extraites de Twitter. Une simple recherche Twitter sur le tag #iranelection, par exemple, corrélée aux fichiers de log des FAI locaux pourrait délivrer une liste de noms d’activiste sans « faux positifs »… Heureusement, SAS n’a pour l’heure aucun bureau en Iran : L’éditeur s’est doté d’un code d’éthique et l’a publié fièrement sur son site Web. Dont acte. Il n’empêche qu’il a déjà ouvert trois bureaux en Chine… Ca fait froid dans le dos.









