Le mouvement NoSQL annonce-t-il la chute de l’empire Oracle ?

LaLa chute de l'Empire Romain petite sauterie NoSQL continue à faire des vagues. De quoi déstabiliser le titan du relationnel ?
Le cloud est-il la comète qui va précipiter la fin du SGBD relationnel… On en est loin, très loin même. Toutefois, depuis la réunion de la communauté NoSQL du 13 juin, la vague ne retombe pas. La petite réunion entre Linkedin, Facebook, Powerset, StumbleUpon, Zvents et couch.io, présidée par Cloudera n’avait rien à voir avec une charge contre le vénérable langage SQL mais bien une remise en cause du SGBD relationnel à tout faire : OLTP, data warehouse, analytique, le relationnel fait tout, c’est vrai? Mais il ne fait tout pas si bien que ça. Replâtré à coup de clusters complexes, de caches mémoire, de compression de données, d’index binaires, il fait encore belle figure le SGBD relationnel, admettons. Mais si on pouvait faire beaucoup mieux avec beaucoup moins ?

Aujourd’hui on peut légitimement se poser la question. Cette réunion de quelques jeunes gens dans une petite salle de San Francisco ne va-t-elle pas entrer dans l’Histoire de l’informatique comme l’acte fondateur de la fin de la domination sans partage du SGBDr ? L’histoireLes mois à venir nous le diront.

Franchement après le flop des bases objets et des bases XML natives, l’arrivée des bases en colonnes m’a semblé au début comme un magnifique exercice de style qui allait rapidement disparaitre dans l’ombre des technologies révolutionnaires rapidement étouffées sous le poids de la réalité, ou disons le poids de l’existant. Toutefois avec le stockage en colonne on tenait un truc. Bon, Sybase a trainé 15 ans cette techno dans ses labs avant d’arriver à en faire un carton commercial. Aujourd’hui l’adéquation entre analytique et stockage en colonne est prouvée et il faudrait être sacrément sclérosé pour signer des deux mains avec Oracle sans challenger 11g avec une solution en colonnes.
De même MapReduce et plus généralement les solutions MPP de nouvelle génération apportent un sacré bol d’air frais dans le monde du cluster haute performance dont la mise en œuvre s’apparente au lancement d’une Saturn V par la Nasa, un jour d’orage. Les acteurs du cloud et de l’internet sont en train d’administrer une leçon d’efficacité aux géants du logiciel. Dont acte.
Reste l’OLTP. J’avoue que là les challenger ont encore beaucoup à prouver. Le stockage en colonne n’est peut être pas si adapté que cela à des suppressions ou des mises à jours incessantes d’enregistrement. Les éditeurs ont ou vont trouver des parades. Personnellement, c’est la keynote d’Hasso Plattner sur Sapphire 2009 qui m’a fait revoir mon jugement. En gros, le co-fondateur de SAP y avoue que, bousculé par ses étudiants, il a dut revoir son jugement sur le stockage en colonne vis-à-vis des applications OLTP. Sa conclusion il n’y a plus de raison objective à restreindre l’usage du stockage en colonne au data warehouse.. Torpille destinée à oncle Larry, bien sûr, mais il n’empêche.
Cela dit si l’affaire devient sérieuse, j’en connais un qui va sortir son chéquier et faire une razzia dans la valley. Un peu tard à mon avis pour neutraliser la rébellion en la tuant dans l’œuf, mais de quoi se replacer rapidement dans la course avec l’offre la plus large et la mieux fusionnée du marché, c’est sûr.

Les présentations et les vidéos de la journée du 13 juin sont ici

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