L’interprétation de l’étude IDC met le feu aux poudres.
Comme chaque année, IDC a publié son étude sur le marché mondial des solutions analytiques, la « Worldwide Business Analytics Software 2009-2013 Forecast and 2008 Vendors Shares ». Et tout comme l’année dernière Oracle en occupe la tête devant SAP, IBM, SAS, Microsoft… Une mauvaise nouvelle pour SAS Institute qui perd sa seconde place mais c’était joué, l’acquisition de Business Objects offrait le premier accessit à SAP de manière automatique et IBM prenait encore une place à SAS en s’emparant de Cognos. Pour la même raison, Microsoft perd une place au profit d’IBM. Tout irait bien dans le meilleur des monde si la comm. de SAP n’avait décidé de s’octroyer la tête du classement…
Bref, SAP a choisi d’agréger les marché de gestion de la performance et analytique pour parvenir à ses fins. Résultat: SAP passe devant Oracle et clame la tête du classement. Amusante petite manipulation qui porte à sourire. Fort justement, l’excellent Timo Elliott, de SAP BusinessObjects souligne sur son blog « Who Cares About BI and Performance Management Market Share »… effectivement.









Et si l’on publiait en regard des parts de marché, le CA réalisé en « études » par les analystes. Comme tout le monde le sait, le chiffre d’affaires des analystes provient à 95% au moins des fournisseurs. Un analyste doit donc, tout en restant « indépendant », préserver son chiffre d’affaires futur… je trouverais donc intéressant de faire un peu de data mining sur le sujet. Y a-t-il un coefficient de corrélation supérieur à 0,5, ou inférieur, entre la position d’un éditeur sur son marché, et la chiffre d’affaires réalisé par l’analyste concerné ?Je sais, je vois le mal partout… mais qui sait…
Précision: c’est bien IDC, et non pas SAP, qui a créé le segment du marché « performance management and analytic applications » — dans mon blog, je l’avait appelé simplement « analytic applications », mais c’est bien la même chose, et SAP n’a rien agrégé ou manipulé!