SGBD : IBM durcit le ton face à Oracle
par admin,
à 18 h 35 min
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Avec SAP pour arbitre
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C’est la blague habituelle chez SAP, à moins que ce soit chez Oracle : « tout va bien entre SAP et Oracle : la preuve SAP est le premier vendeur de licences Oracle au monde ». Une position de coopétition qui agace au plus haut point IBM. Ce dernier a récemment sorti sa boite à gifles et à commencé un tir de barrage sur Oracle. Point d’orgue de cette offensive, un triomphal communiqué en date du 15 septembre. Celui-ci annonce 100 clients SAP ayant migrés vers DB2 dont Coca-Cola Bottling. Joli résultat quand on songe que les migrations de SGBD sous SAP sont plutôt rarissimes. Et Coca d’enfoncer le clou : coûts réduits de 35%, efficacité ( ?) accrue de 65%. Et si c’était vrai ?
Coca-Cola Bottling ainsi que Neusoft un éditeur chinois et encore Rossi Residencial, une entreprise de BTP brésilienne qui elle annonce une réduction du volume de stockage de 40 à 50% grâce à la compression de DB2 9.7, ce sont les trois clients cités par IBM parmi les 100 qui ont migrés d’Oracle vers DB2. De plus, IBM fait donner du TPC pour étayer son discours. TPC-C pour le transactionnel, TPC-H pour le data warehouse et enfin le record obtenu sur le bench SAP SD, 3752 points marqués, ça pose un logiciel.
On en vient à se demander comment Oracle a pu devenir leader mondial du SGBD et IBM jouer les acteurs de second plan. Fort opportunément une étude vient voler au secours du petit éditeur de Redwood Shores. Edison Group (Notez bien : Edison, pas Ellison !) s’est livré à une étude de coût sur Oracle 11g et IBM DB2 9.5. Ok, c’est pas les toutes dernières release, IBM va rétorquer que la 9.7 change tout à l’affaire… voyons les conclusions de l’étude.
Une mesure de la performance… des DBA
Nos amis analystes se sont attachés à compter le nombre d’étapes nécessaires pour administrer les bases de données, chronométrer le temps que ça prend au DBA. Un peu selon la logique du Taylorisme et du chronométrage des tâches des ouvriers dans les usines Ford.
Donc 12,67 minutes pour installer DB2, 22,92 minutes pour Oracle, 54 étapes pour l’un 37 pour l’autre, 21,50 minutes pour l’administration au quotidien de DB2, 11,33 pour Oracle, etc. Il aura fallu 35,50 minutes pour un backup et un restore de DB2 contre 8,83 pour Oracle.
Conclusion : Oracle 11g nécessite 49% moins d’étapes d’administration que DB2 9.5, ça correspond à 40% de temps d’administration en moins pour le DBA Oracle que celui sur DB2, plus de 35000$ épargnés par an et par DBA (c’est bien connu, le DBA DB2 exige la Porsche de fonction, le DBA Oracle se contente d’une BMW).
L’étude du Edison Group peut être téléchargée ici
J’adore la précision des estimations, tant côté Edison que côté Coca ou Rossi… Voila les commerciaux armés pour battre la campagne et traquer le DSI volage.
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