Le DSI Mystère dit tout haut ce qu'il a vécu.A l’heure des comptes, l’Open Source commercial n’est pas toujours la meilleure solution.
Une nouvelle rubrique fait son apparition sur Le Grand BI : Le DSI Mystère. C’est le témoignage d’un responsable informatique sur son expérience BI. Un témoignage où ni son nom ni le nom de sa société n’apparait pour que les langues se délient.
Notre premier DSI mystère est responsable des opérations dans une start-up. Comme beaucoup de jeunes sociétés, celle-ci a démarré son activité avec des solutions Open Source. Linux, MySQL, PHP sont au cœur de son SI. Or dans son activité, la publication d’annonces, notre responsable des opérations doit intégrer au quotidien de plus en plus de fichiers des plus divers, l’ETL est au cœur de l’activité de la société.  Notre responsable va évaluer les offres Open Source Commerciales et les logiciels traditionnels et contrairement aux idées reçues, il va opter pour Informatica, un ETL commercial réputé onéreux. Une solution qu’il juge au final moins couteuse que l’alternative Open Source Talend.
« Avec notre ETL Open Source gratuit, il nous fallait de 3 semaines à 1 mois de travail pour intégrer un nouveau flux de données » déplore-t-il « nous devions couramment développer en Java ou bien en script php lorsqu’il fallait consommer des Web Service ». Bref, le responsable se devait d’industrialiser au plus vite ses flux ETL, d’autant que la start-up, créée en 2008, doit maintenant passer à la dimension Européenne. Une multiplication des formats de données exotiques se profile à l’horizon : « La direction voulait s’ouvrir à l’Europe. Or pour nous, plus de partenaires, c’était clairement plus de maintenance ». Car la startup n’est pas en position d’imposer des formats de données unifiés à ses partenaires (une douzaine à ce jour). De fait, elle se voit contrainte d’attaquer les Web Services mis à disposition par certains (pas l’idéal pour des traitements de masse) ou bien de manipuler des fichiers de toutes sortes et intégrer des formats de données très divers, avec des fichiers parfois truffés d’erreurs de saisie (lorsque celle-ci est effectuée par les internautes eux-mêmes).

Le nombre de flux est amené à exploser rapidement

D’autre part, si les volumétries en jeu ne sont pas colossales (10 Go chargés en base de données chaque nuit), ce volume est amené à exploser à l’avenir alors que le nombre de partenariats passés par la startup s’accroît. Ainsi, le nombre d’annonces publiées, 120.000 actuellement, doit doubler d’ici à la fin de l’année.
Autant d’éléments qui vont amener notre responsable à chercher un ETL de classe entreprise pour assurer la croissance de l’entreprise sans devoir multiplier les embauches pour faire face à l’afflux de données à traiter. « Nous ne pouvions clairement plus continuer sur une solution Open Source gratuite, il nous fallait une solution supportée par un éditeur » explique le responsable qui va confronter tant les solutions traditionnelles qu’Open Source commerciales. Celui-ci s’est notamment appuyé sur un benchmark des ETL disponibles et contre toutes attentes au vu de la culture Open Source de la société il va privilégier la piste Informatica à Talend. « Informatica est le plus apte car il offre une multiconnectivité de base » s’explique le responsable qui a en outre apprécié le retour rapide de l’éditeur qu’il n’a pas retrouvé chez son concurrent Open Source. Un choix difficile pour la jeune société car l’investissement est conséquent. Le prix catalogue de la plate-forme Informatica est de 40000 euros. Un prix que sont prêts à payer les grands comptes, les clients traditionnels d’Informatica, mais difficile à avaler pour une startup Internet. Dans le cas qui nous occupe, le projet ETL ne représente pas moins de 20% du budget informatique de la société ! Le responsable des opérations s’explique : « Le choix d’Informatica nous coute nettement moins cher que l’Open Source. L’investissement initial est conséquent, c’est vrai mais en coût de maintenance opérationnelle cette solution nous revient bien moins cher que son concurrent Open Source. Passé l’amortissement des licences nous gagnons de l’argent ».
Ce que le client perd en devant s’acquitter des licences, il le gagne ici dans la maturité du logiciel comme le souligne notre responsable : « Nous avons été agréablement surpris par la solution, notamment ses outils très intuitifs. C’est notamment le cas pour le traitement des Web Services qui est automatisé ». La migration vers l’ETL Informatica est en cours : « pour un investissement de l’ordre de 35 jours/hommes, nous avons refait 80% de ce que nous avions développé jusque là » se félicite-t-il. Il espère boucler sa migration mi-décembre soit 3 mois après l’acquisition des licences Informatica.

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