Aux directions métier de s’y coller !
Un livre blanc Pierre Audoin Conseil  fait le point sur les pratiques des entreprises françaises en matière de qualité des données. C’est Dataflux, le leader mondial de la qualité des données et accessoirement filiale de SAS Institute, qui a mandaté le cabinet pour mener cette étude auprès de 63 entreprises françaises des secteurs de la banque et de l’assurance. Parmi les premières conclusions que l’on peut tirer de cette étude PAC, c’est que la prise de conscience de l’importance de la qualité des données a bien été réalisée, dans ce secteur d’activité en tout cas. 93% des personnes interrogées affirment considérer leurs données comme un actif stratégique. La montée en puissance législative dans le secteur bancaire y est certainement pour beaucoup, la mise en conformité est considérée comme extrêmement importante par 27% des personnes interrogés et jugée très importante par 62% autres. L’investissement dans la qualité des données a été motivé par cette mise en conformité dans 54% des cas, à comparer aux 36% des cas où elle est considérée comme un moyen d’améliorer l’efficacité de l’entreprise. Seul 5% ont affirmé qu’il s’agissait pour eux d’un avantage compétitif… Bref, la qualité des données reste toujours perçue comme une contrainte et pas comme un atout.


Les logiciels de qualité des données déployés dans les entreprises du secteur banque/assurance françaises

Un transfert de responsabilité est-il possible ?

Parmi les conseils donnés par l’analyste PAC, celui-ci recommande aux entreprises de confier la responsabilité de la qualité des données aux directions métiers. Il faut dire qu’actuellement la qualité des données est diffuse dans l’entreprise mais c’est la DSI qui a la haute main sur le processus. Ainsi 31% des personnes interrogées affirme que la qualité des données est assurée par les applications, 25% considèrent que ce sont les divisions opérationnelles qui gèrent les données, 22% que c’est au niveau stratégique de l’entreprise, 10% dans de multiples divisions opérationnelles. 7% ne savent pas si la qualité est gérée dans leur entreprise. Une belle anarchie que l’on retrouve tout autant du côté des logiciels mis en oeuvre qui rappelle le Sicob informatique d’antan.


A qui est attribuée la responsabilité des données dans les entreprises.

Au niveau de la responsabilité, le département informatique est considéré comme responsable de la gouvernance des données. Dans 11% des cas personne n’a hérité de cette responsabilité. Dans 3% des cas seulement il y a un service de gestion des données, dans 8% un vrai responsable des données et dans 3% un analyste métiers qui est nommé responsable. Bref le passage de témoin entre DSI et métier est loin d’être abouti.

Vous pouvez télécharger l’intégralité de l’étude à cette adresse.

Article liés