Le Gartner découvre (enfin) la BI Open Source
par admin,
à 11 h 26 min
Etude : Marché | permalink | rss
Le marché BI Open Source multiplié par 5 d’ici à 2012 selon le Gartner, étonnant, non ?
J’avoue que j’ai un peu hésité à écrire sur la note d’Andreas Bitterer publiée par le Gartner en octobre 2009. D’une part aucun chiffre brut n’est donné, c‘est plutôt étonnant d’annoncer qu’un marché va être multiplié par cinq sans connaître ni le point de départ, ni le point d’arrivée. Bon, l’Open Source, c’est un peu spécial, l’auteur s’explique. Réserves donc sur la forme mais sur le fond, Wow, sacré retournement de veste du Gartner ! Après avoir superbement ignoré l’Open Source pendant des années, la belle endormie se réveille. Le Gartner ne peut qu’entériner la monté de l’Open Source sur le marché décisionnel : il souligne plusieurs déploiement de plus de 500.000 dollars, pour une moyenne des projet à 30.000 dollars. La croissance serait de l’ordre du doublement chaque année. Et attention, Andreas Bitterer l’explique lui-même dans sa note : cette multiplication par cinq est largement sous évaluée du fait des installations sauvages, c’est-à -dire sans licence support qui prive les éditeurs Open Source d’une vraie visibilité du marché.
Sacré une évolution des analystes, les grands DSI vont-ils ouvrir les yeux ?
Une taupe au sein du Gartner ?
Dans ma constante recherche d’une opinion alternative et partagée essentiellement par moi seul, je ne vais pas me laisser aller à taper fort sur le Gartner. Pas de « On avait tous raison avant eux », « ils sont tous achetés par les grands éditeurs », etc. (je vous rassure, ce sera pour un prochain coup). Non, j’avoue que le dernier Gartner Summit m’a quelque peu ouvert les yeux sur la machine Gartner. Ainsi quand notre ami Andreas Bitterer (qui finalement s’avère être une dangereuse taupe gauchiste tapie dans le château), a pausé la question au parterre de DSI présent à la conférence plénière « Qui a déployé une plate-forme BI Open Source », personne n’a moufté. Silence radio, nada, impressionnant.
Le syndrome de la bulle du DSI
On sait que pour être crédible aux yeux du Gartner, il faut avoir de solides parts de marché sur pas mal de continents, qu’il faut des ressources marketing conséquentes (passons sur les détails), un modèle qui ne favorise pas l’émergence d’acteurs Open Source de manière je dirai mécanique. Autre facteur à prendre en compte, les mecs du Gartner ont leur public, c’est le DSI de multinationale qui ne veut pas perdre son boulot. Chaque année, il pause la question à son analyste : « Alors ma plate-forme Oracle, c’est du solide ?» et la réponse qu’il attend, c’est « Oui, vous avez fait le bon choix ». Et de se rendormir jusqu’à l’année prochaine. Ca déploie de l’Open Source dans ses filiales, au niveau départemental, pas sûr qu’il en sache quelque chose, pas sûr surtout qu’il veuille remettre en cause ses propres choix. De par ses tarifs, Gartner est volontairement élitiste et il donne à son public ce qu’il souhaite entendre. C’est clair qu’à certains moments, le vernis craque un peu, mais jusqu’à présent, ça tenait. Un Qliktech déboule ? Pas de problème, l’alternatif à les poches suffisamment pleines pour sponsoriser les événements Gartner, on l’accueille à bras ouvert dans la famille. Manque de chance, les Actuate, Jaspersoft, Jedox, Pentaho et SpagoBI, les éditeurs Open Source cités par Andreas ne sont pas encore au Nasdaq, ça remet pour partie en cause le modèle Gartner. C’est clair que si Red Hat rachetait l’un de ces gros de la BI Open Source, ça profiterai sans doute à tous.
Voici un petit lien vers le billet des petit gars de OSBI.fr qui vous livrent leur témoignage sur la question, avec un lien vers la note d’Andreas Bitterer intégrale en ligne.
Article liés











Commentaires
20 février 2010 @ 12 h 22 min, par Sylvain
Ajouter un commentaire