Quand un produit devient le symbole d’une mega acquisition.
Oracle a publié cette semaine d’excellents résultats financiers : au troisième trimestre, l’américain a réalisé un chiffre d’affaire de 6,4 milliards d’euros, en croissance de 17%. Profils engrangés : 1,2 milliards de dollars. Mieux, les ventes de licences ont cru de 8% pour atteindre 1,7 milliards de dollars… tous les feux sont au vert pour Oracle si bien que Safra Catz, le directeur financier s’attend à une croissance de 31 à 36% des ventes au trimestre en cours ! La fusion avec Sun Microsystems commence à payer. A beaucoup payer visiblement puisque Oracle grignote allègrement le marché des appliances de Data warehouse à haute performance.
Exadata, symbole de la réussite de l’acquisition de Sun
L’acquisition de Sun étant effective, Oracle va pouvoir miser sur les synergies entre les deux groupes et surtout entre hardware et hardware pour étendre son emprise sur les entreprises (lire : mieux répondre aux besoins de ses clients). On peut être septique sur pas mal de ces synergies, notamment dans le soft d’origine Sun néanmoins un produit est régulièrement poussé en avant comme la preuve de la pertinence de l’acquisition de Sun tant par les VP Oracle que par Larry Ellison himself : Exadata.
L’appliance Datawarehouse d’Oracle représente désormais un chiffre d’affaire de 100 millions de dollars par trimestre. Un vrai succès sur ce marché très pointu du Data warehouse à haute capacité et haute performance. Un succès attendu du rouleau compresseur Oracle relayé par Sun. Avec ce seul produit, Oracle a dépassé Netezza (187 millions de dollars), mais reste encore loin de Teradata (1,7 milliards de dollars en 2009). Néanmoins, la cible d’Oracle c’est IBM et son Smart Analytics System (à base de System P 570). Mais là, impossible de savoir quel chiffre d’affaire réalise réellement IBM sur cette offre.








