C’est officiel, le cloud va tout manger.
Et un de plus ! A chaque journée son nouveau service Cloud/Saas/On Demand (rayer les mentions inutiles). Celui du jour, on le doit à un spécialiste du Text Mining, Clarabridge. Celui-ci vient de dévoiler clarabridge self service, une offre complètement Saas dont la beta vient d’être lancée. Tous ceux qui s’enregistrent dans cette beta ont droit à analyser jusqu’à 1.000 verbatim gratuitement chaque mois. Le verbatim est en quelque sorte l’unité de mesure du site. Il s’agit d’un enregistrement, sa taille est de 2.024 caractères au maximum. Au delà du quota des 1.000, il faut payer 15 cents US le verbatim. Autant dire que si vous voulez crawler le web et vous lancer dans les analyses les plus folles sur ce qu’on pense de vous, ça va vous couter bonbon.
Ces données, on va pouvoir les filtrer, catégoriser, analyser, réaliser des analyses de sentiments. Au final réaliser des exports Excel des résultats. Cerise sur le gâteau, Clarabridge propose de taper dans le système à coup de Web Services. Alors, un site Web qui réagit en temps réel aux sentiments de vos internautes, c’est peut-être bien possible sans déployer une usine à gaz. Belle promesse, reste à voir ce que ce self service du Text Mining a dans le ventre.
Pas si facile qu’il n’y paraît

24h d'attente et hop votre compte Clarabridge est "alive and kicking". Vous avez un crédit de 1.000 verbatim pour vous éclater. Enjoy !
L’activation du compte demande environ 24h, elle est gratuite. Ceci fait, on dispose d’un accès avec un crédit ouvert de 1.000 verbatim. Néanmoins on dispose d’un jeu de test composé de 68.743 documents, 842.702 phrases et 137.848 verbatim pour se faire la main.
L’interface utilisateur est moderne, on peut tout faire à la souris. Exemple : on compose les filtres par drag&drop. Pas mal du tout, un utilisateur averti devrait prende en mains cette interface en 1h ou 2, pause café incluse. A tout moment d’une analyse on peut visualiser les verbatim correspondant à la requête et, en cliquant sur une citation précise afficher l’enregistrement complet. A tout moment on peut générer un fichier csv pour rapatrier les données concernées sur son poste. C’est clair et efficace. Mais attention, c’est pas un outil à mettre entre toutes les mains, je trouve que ça reste assez technique. Clarabridge aurait pu aller plus loin encore pour démocratiser son outil.
Aie, la bête ne parle qu’anglais
Déception pour les bérets/camembert l’outil est exclusivement anglais. Au delà de l’interface utilisateur où c’est plutôt anecdotique, c’est génant, voire rédibitoire pour les filtres. D’ailleurs je n’ai pas réussi a paramétrer les curseurs du module Sentiment puisqu’on peut effectivement faire de l’analyse de sentiments sur les verbatim chargés dans le système. C’est sans doute du fait que le service n’est encore en beta. Petite remarque au niveau performances, j’ai noté de grosses disparités en manipulant le jeu de test, relativement conséquent. En règle générale le service est extrêmement rapide avec des réponses en temps quasi-réel. Parfois le système connait de gros ralentissements, notamment lorsqu’on ne manipule plus l’outil pendant quelques minutes. Probablement lorsque les données ne sont plus en mémoire du serveur et doivent être rechargées… l’une des joies des serveurs mutualisés.
Pour le volet Web Service, il est visiblement encore aux abonnés absents de cette beta. Même dans l’aide en ligne aucune trace. En résumé, une belle tentative de Saas. Totalement inutile en l’état, mais diablement prometteuse.










Bonne nouvelle !
Sid Banerjee, PDG de Clarabridge a réagit à mon article sur Twitter.
Une version en français de clarabridge self service se profile à l’horizon, de même que le service sera capable d’analyser des contenus dans la langue de Jean-Marie Bigard.
Wait and See.