Avalanche d’annonces dans la fusion entre structuré et non structuré.
Au départ, un communiqué de presse comme tant d’autres : Micropole Univers signe un partenariat avec Exalead, éditeur de moteur de recherche. Mais le but pour les deux larrons n’est pas uniquement déployer du moteur de recherche à but documentaire, mais développer des Search Based Applications, c’est-à-dire des solutions de Business Intelligence étendues, mariant données structurés et informations non structurées. Et le toujours vaillant Renaud Finaz de Villaine, directeur marketing de Micropole-Univers n’y va pas par quatre chemins : « La BI classique est arrivée dans une impasse. L’information non structurée est en train de faire voler en éclats la volumétries des données ». Au même instant Stephen Brobst, le très coloré directeur technique de Teradata, était challengé sur ce point par ComputerWeekly. Et pour conclure la semaine Jaspersoft annonçait à son tour avoir signé avec Exalead en tant que client. Un galop d’essai avant plus ?
L’appliance, solution face à l’accroissement des volumes ?
Un nombre croissant d’utilisateur dans les entreprises, des volumes de données qui s’accroissent inexorablement et de manière explosive si on y ajoute les données non structurées, que faire ? Microsoft avec l’acquisition de Datallegro et surtout Oracle avec Exadata misent sur l’approche hardware. « L’approche hardware, je n’y crois absolument pas car on reste dans le monde du structuré » ajoute RFdV, « les utilisateurs sont de plus en plus nombreux. De quelques dizaines de requêtes, on doit en traiter des milliers. Ca ce n’est possible que si les données son structurées, que les requêtes sont pré-calculées. Or ceux-ci sont habités à un fonctionnement à la Google où ils peuvent réaliser des requêtes totalement aléatoires. Un pour avoir un fonctionnement à la Google, il faut… un moteur de recherche ». Pour Micropole-Univers cette réponse passe donc par les Search Based Applications, s’appuyant notamment sur le socle CloudView développé par Exalead. L’éditeur de moteur de recherche a développé une architecture SOA pour exploser les fonctionnalités de son moteur.

Renaud Finaz de Vilaine, Directeur marketing de Micropole-Univers mise sur le moteur de recherche dans le décisionnel.
Le directeur marketing ne tarit pas d’éloges sur cette approche : « On constitue en quelque sorte un data warehouse d’index : l’espace occupé est de l’ordre de 10% à 20% du volume traité, les recherches sont 10.000 fois plus rapides sur des requêtes totalement aléatoires ». Toutefois, la technologie n’a de sens que sur de fortes volumétries et des données multisources et s’impose dès lors qu’il faut corréler données structurées des ERP, des progiciels métiers et données non structurées issues des systèmes de messageries, du Web. En vieux routier du décisionnel Renaud Finaz de Villaine évoque un client qui, avec 1 Peta Octet de données à gérer ne peut guère tolérer qu’une dizaine d’accès concurrents avec des temps de réponses pas très glorieux et en tout cas barrant toute possibilité d’élargissement à une population plus large d’utilisateur. Une barrière que le moteur de recherche peut briser.
La fin de l’empire des data warehouse ?

Plus de 50% des utilisateurs en termes de BI ne sont actuellement pas couvertes. Une étude signée Forrester, avril 2010.
Pour autant l’essor des données non structurées sonne elle la fin des data warehouse ? Puisqu’on met en place des moteurs de recherche qui savent aller indexer des données des applications, à quoi bon constituer des data warehouse, bosser sur la modélisation de datamarts ? Interrogé par ComputerWeekly, Stephen Brobst, directeur technique de Teradata a reconnu que Teradata que le non structuré ne fait pas partie des compétences de Teradata, traditionnellement axé sur la performance des traitements de données structurées. Il a néanmoins reconnu que Teradata est intéressé à traiter le contenu de la voix ou des textes une fois convertis en données structurées. Il a ajouté qu’il n’était pas intéresser à acquérir les technologies de conversion de ces contenus…Bref, Teradata ne sait pas trop sur quel pied danser face à cette problématique du non structuré.
Autre point à ajouter au dossier, une étude que Forrester vient de mener auprès des utilisateurs de BI. Plus de 50% de leurs demandes ne sont pas couvertes par les plates-formes BI en place. L’étude, téléchargeable ici, oppose la BI traditionnelle à la BI Agile. Lire Moteur de recherche, l’étude est sponsorisée par un éditeur du cru, Endeca. Cependant l’étude est intéressante, je vous conseille d’y jeter un oeil.
JasperSoft enfin, annonçait le 27 avril avoir choisi Exalead CloudView pour améliorer son support client… Une signature qui en annonce d’autres pour l’éditeur de BI ? A voir.
Le mouvement de balancier, initié en 2006/2007 (voir le cas Gefco) semble aujourd’hui s’accélérer même si tous les DSI n’ont pas saisi ce glissement du rôle du moteur de recherche. « Les entreprises sont encore sceptiques sur cette approche qui bouleverse les habitudes. Mais lorsque nous arrivons à mettre en place un poc, elles adoptent » conclut Renaud Finaz de Vilaine.









Il était temps de se réveiller…néanmoins le search n’est qu ‘un moyen parmi d’autres….demain ils vont peut être comprendre ce qu’est l’associative search…et comment les data structurées doivent être corrélées aux non structurées..ce n’est pas magique.
L’approche stand alone par le search n’est surtout pas la nouvelle panacée
Dans cette optique de fusion structuré/non structuré, Microsoft vient de mettre en ligne un connecteur pour indexer les contenus BI dans SharePoint et FAST – http://bit.ly/ad2jul