Reportive: Manuel de survie parmi les géants de la BI

Reportive veut être complémentaire des grandes plates-formes BIL’éditeur français tente de trouver sa place sur un marché ultra concurrentiel.
Quelle place prendre sur un marché qui se concentre autour de 5 éditeurs de taille mondiale et que l’on est français… L’histoire de Reportive n’est pas particulièrement simple, Philipe Nieuwbourg avait tenté de résumer la saga dans son article « Les actionnaires de Reportive jettent l’éponge et vendent à Cegedim ». L’ex-Artech, qui aurait pu devenir le second Business Objects français (rappelons que l’éditeur était parvenu à lever 150 millions de francs !). L’échec a été consommé et Artech est devenu Reportive et filiale de Cegedim. Aujourd’hui dirigé par des ex-BO, Reportive tente de se frayer une place sur un marché en croissance certes, mais où les places sont de plus en chères. Plutôt que d’affronter SAP, Oracle, IBM, Reportive vise les directions métiers avec une offre décisionnelle qui cherche à leur apporter de l’indépendance vis-à-vis des DSI.

OLAP pour tous !

L’exemple d’un Qliktech a de quoi donner espoir : on peut encore se développer à l‘ombre des géant du décisionnel, vivoter diront certains, mais finir par réussir. Il suffit de détenir une technologie de rupture. Et Arta Alavi, directeur technique pense détenir une technologie innovante avec Reportive V9 : « On veut fournir aux utilisateurs finaux une analyse interactive à la portée de tous. Nous outil Reportive Studio permet la création de cubes sans aucun scripting, simplement avec l’interface interactive ». Le logiciel génère des cubes Microsoft AS sans même qu’il faille disposer de SQL Server sur quelque serveur que ce soit. Le Studio exploite les driver fournis par Microsoft. « On a besoin de la DSI que pour paramétrer les connecteurs vers les sources de données, l’utilisateur final peut ensuite générer lui-même ses cubes avec la modélisation simplifiée, peut ensuite réaliser du drill down dans ses données ». Les utilisateurs peut ensuite s’échanger les cubes : le format de fichier Reportive inclut les cubes de données et les éléments graphiques du rapport en compressé.
Ce choix du cube a de quoi surprendre alors que Reportive maitrisait la technologie du « in-memory » voici quelques années : « Le in-memory est trop limité en termes de volumétrie de données » explique Arta Alavi, « Nous avons un client qui monte jusqu’à un milliards de lignes de données par mois avec un stockage de 24 mois. Impossible de monter autant de données en mémoire. Nous avons préféré nous tourner vers le cube ». Reportive va-t-il se mordre les doigts de ce revirement de technologie ?

Une Bouffée d’oxygène de Cegedim

Ancien d’Oracle puis de Business Objects, Pascal Floch, directeur général de Reportive sait bien qu’aujourd’hui, même avec le soutient de Cegedim, il ne peut entrer en concurrence de ces géants du soft. « Nous nous positionnons ce que le CXP appelle la BI agile. Une BI a la disposition des utilisateurs ; non intrusive sur le système d’information qui peut être déployée rapidement, à faible coût » explique-t-il. Autre cible pour l’éditeur les PME qui pourrait être attirées par les tarifs affichés par Reportive pour sa version 9 : 10 Keuros pour Reportive Studio, le logiciel qui permet la création des cubes et des rapports et seulement 300 euros par utilisateurs consommateur de rapport. « Depuis 2009 nous constituons un réseau d’intégrateurs pour propose notre offre aux PME. Nous en avons aujourd’hui 6 et les centres de compétences de Cegedim nous apporte un support client, y compris à l’international ». Aujourd’hui adossé à Cegedim, Reportive peut-il réussir son pari de vivre en marge des gros du décisionnel de manière durable ? A suivre.

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