Systèmes bancaires : tout va pour le mieux… dans le meilleur des mondes.

Ce Fat Finger qui cache la forêt

Cocasse collision dans le petit monde de la communication.

Alors que la planète entière s’est retrouvée dans le chaos boursier officiellement à cause d’une erreur de saisie, le fameux « Fat Finger », SAS et Dataflux, son bras armé dans la qualité des données, nous livrent plusieurs études nous expliquant que le secteur bancaire a fait le ménage dans ses SI et dans la qualité de ses données. C’était plutôt un satisfecit du côté des institutions bancaires, jusqu’à ce « fâcheux » incident du 4 mai 2010.

Un type dont le doigt serait large de 3 touches, vous en connaissez vous ? C’est en tout cas le poisson qu’on a voulu nous faire avaler pour expliquer le désastre boursier du 4 mai 2010. Le Dow qui s’effondre de 1000 points, un trillon de valorisation boursière parti en fumée en 15mn. Et tout ça à cause d’un type de la Citybank qui aurait ripé du m au b et vu son ordre de vendre 16 m$ de Procter & Gamble qui devient 16 b$. Joli histoire, sauf que Citybank a démenti par la suite avoir passé l’ordre. Les patrons du Nasdaq ont botté en touche tout aussi vite, Pour l’instant une enquête de sec doit faire le jour sur ce mic mac. Ca semble pourtant pas si compliqué de retrouver (ou pas) cette transaction. Sarbanes-Oxley, ça remonte à 2002…

SAS, comme un cheveu sur la soupe

Retour à la réalité brutal pour Wall street ?

Retour à la réalité brutal pour Wall street ?

C’est donc dans ce contexte bien particulier que deux nouvelles études viennent d’être dévoilées par SAS Institute et son bras armé dans la qualité des données Dataflux. La première est titrée : « Lessons Learned : Survey of Financial Services Companies Uncovers Data Governance Trends ». L’enquête de Dataflux auprès des institutions financière démontre que celles-ci ont bien intégré les enjeux de la qualité des données, que cette problématique est aujourd’hui partout. Leur démarche qualité des données est dictée à 86% par la compliance, à 63% par l’efficacité opérationnelle et à 69% pour obtenir un gain compétitif. Toutefois elles ne sont que 16% à avoir mis en place des programmes de gouvernance des données.

utre étude tombée du ciel aujourd’hui : « Rebuilding trust : Next steps for risk management in financial Services ». Tout un programme. Cette fois c’est « The Economist » qui s’y est collé, sponsorisé par SAS Institute qui décidemment à le nez creux pour publier ses études. Cette étude, donc menée en 2010 fait suite à une autre étude sponsorisée par SAS en 2009 : « After the Storm : A new era for risk management in financial services ». Décidemment j’adore leurs titres. Un art du second degré consommé.

Re-Rebuilding the Trust.

Re-Rebuilding the Trust.

Donc 12 mois plus tard que s’est-il passé dans la finance ? Hé bien les instituions financières se sente plus confiantes dans l’avenir.  Et pour cause : les trois quart attendent une croissance de leur chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier. Ya pas d’autres mots : Tout va bien.  Les financiers déclarent avoir significativement renforcer leurs process de gestion du risque tant du point de vue stratégique qu’opérationnel, avoir investit dans la qualité des données, dans leur IT. Puisqu’on vous le dit : TOUT VA BIEN.
Pour ceux qui en douteraient encore, voici le lien vers ces mémorables études : « Rebuilding Trust : Next steps for risk management in financial services » et puis « Lessons Learned: Survey of Financial Services Companies Uncovers Data Governance Trends ».

Ce contenu a été publié dans Etude, Humeur, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>