Le in-memory est-il déjà devenu une commodité ?

Le In Memory est incontestablement la tendance 2010 de la mode BI.René Bergniard, Vice-président de Qliktech France défend la spécificité de QlikView sur le marché.

Ces derniers mois les ont vus les annonces de solutions in-memory se multiplier. C’est incontestablement la technologie décisionnelle « à la mode ». Tout éditeur se doit d’avoir une solution à son catalogue de peur d’être totalement ringuardisé. Microsoft, IBM, Information Builders, tout le monde s’est doté d’une solution en catastrophe suite au succès tardif de Qliktech. Mieux, SAP avec son acquisition de Sybase en a fait la pierre angulaire de son offre d’ERP temps réel. L’Open Source n’est pas en reste avec Infobright par exemple et Ingres a monté en quelques mois seulement un crash program pour prendre le train en marche avec son Vectorwise. Du coup, au moment où Qliktech lorgne sur le Nasdaq, le suédois se voit concurrencé de toutes parts de solutions qui se veulent équivalentes. Rencontre avec René Bergniard, Vice-Président de Qliktech en France et Didier Taupin, directeur général délégué  de Keyrus, « Partner of the Year » de Qliktech pour 2010.

Qliktech a-t-til déjà mangé son pain blanc ?

René Bergniard ne peut que constater les multiples annonces réalisé par ses concurrents, néanmoins il souligne la spécificité de Qlikview  :« Pour moi la technologie ne se banalise absolument pas. La seule différence c’est que l’on doit expliquer notre technologie plus en détail, en tout cas plus qu’on ne le faisait par le passé. La grosse valeur ajoutée de Qlikview n’est pas seulement de travailler en mémoire, c’est le fait de créer une organisation des données, la technologie associative. C’est ça qui fait la différence dans l’approche faite du décisionnel. Cette partie là, purement associative, seul Qliktech l’a aujourd’hui. Les autres travaillent avec des cubes et les mettent en mémoire. Ca permet d’apporter de la performance mais ça ne va pas amener une nouvelle façon d’appréhender l’analyse de l’information dans l’entreprise et sur ce plan là on a encore un temps d’avance. Notre technologie est brevetée, on a maintenant une quinzaine d’années de recul donc avant que les gens ne maitrisent une technologie comme celle-ci je pense qu’il va se passer encore un petit bout de temps avant que nos concurrent la maîtrisent. ».

Oser l’alternative aux solutions traditionnelles

Didier Taupin, directeur général délégué  de Keyrus, le plus gros partenaire de Qlitech dans l’hexagone ajoute : « On peut expliquer la technologie, mais la différence, on la voit : elle vous donne des idées de recherche, sur ce qui associé ou n’est pas associé à ce sur quoi vous travaillez. Pourquoi proposer Qlikview sur un projet ? Quelquefois il faut oser : C’est à la limite plus confortable de proposer des solutions plus traditionnelles. Oser proposer une approche totalement différente des autres, ça fait partie de l’agressivité au bon sens du terme qu’une entreprise doit apporter des choses nouvelles à ses clients. Ça, je pense que Keyrus l’a intégré ».

« Le positionnement qui n’était pas très clair en 2007 quand on a démarré avec Qliktech » reconnait René Bergniard. « Depuis il a évolué, les partenaires aussi. Ils n’avaient peut être pas intégré le fait que Qlikview ne vient pas dans les entreprises pour remplacer l’existant. C’est pas l’objectif. Qlikview vient dans une entreprise pour apporter des réponses à des problématiques qu’ils ne savent pas traiter ou bien qu’ils pouvait traiter dans les temps ».

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3 réponses à Le in-memory est-il déjà devenu une commodité ?

  1. champion dit :

    Je signale juste qu’il y a 2 fautes de frappe dans l’intro : « Qlitech France défend la spécificité de QlickView » à modifier en « Qliktech France défend la spécificité de QlikView ». Comme ils sont souvent écorchés autant ne pas propager des orthographes erronées.
    Je profite de ce commentaire pour te remercier pour ce blog de très bonne facture que je suis depuis pas mal de temps.

  2. Jean Alain dit :

    Je tiens à signaler 2 produits faisant comme Qlikview du vrai in-memory, il s’agit de spotfire et Tableau Software…. L’avantage du 2eme est de faire du vrai temps réel..

  3. Patrick dit :

    Bonsoir,

    N’y a t il pas confusion entre In-Memory et Vertical/Column database ? L’objectif est bien le même (réduction des temps de réponse pour des applications décisionnelles), mais les architectures techniques et les contraintes techniques sont différentes entre ces 2 technologies (limitation mémoire, contraintes sur les formats de données et les types d’agrégats …)

    Les produits de Infobright et Ingres sont à classer dans la partie Vertical/Column database (comme d’autres « Open Source »), alors que sur le In-Memory couplé à une interface décisionnelle, pardonnez mon ignorance, mais mise à part QView, je n’en vois pas d’autres (par pitié, l’annonce marketing de Js sur du In-Memory … à d’autres …).

    Il faut dire que si il faut embarquer des bases mémoires ou des bases en colonnes pour s’éviter une vrai architecture décisionnelle, avec des métadonnées, le contrôle de la cohérence et de la qualité des données, et même parfois la sécurité d’accès sur les structures de restitution, on n’est plus forcément dans la Bi, mais dans du Rapid-Development de Tableau de bord, avec en charge de faire des pirouettes pour palier aux structures de données qui ne sont pas conformes aux règles de l’art d’une architecture décisionnelle

    Patrick

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