L’acquisition d’Exalead a fait du PDG de Dassaut Système un fervent défenseur du moteur de recherche.
Si certains, comme Jean Ferré de Sinequa se montrent mesuré quant au positionnement des Search Based Applications, (applications s’appuyant sur un moteur de recherche pour faire du reporting sur les données transactionnelles, par exemple), ce n’est pas le cas de Bernard Charlès. Le passionné PDG de Dassault Systèmes s’est a nouveau illustré lors de la conférence utilisateur Europe de l’éditeur en réaffirmant que pour lui ces SBA sont l’avenir de la BI. L’occasion aussi de rappeler certains souvenir de l’époque Business Objects.
La BI traditionnelle est (toujours) morte
Pour résumer la situation, trois camps. Ceux qui ne savent pas de ce sait que ces SBA, je les classe hors concours. Deuxième camp, ceux qui considèrent que les SBA peuvent apporter une réponse intéressantes dès lors qu’il faut une vision temps réel sur les données. Pour eux, les SBA viennent se placer en complément de la BI classique (ETL/Data warehouse pour faire court). Position adoptée par Jean Ferré de Sinequa, par exemple. Enfin, dans le clan des extrémistes, le DG du premier éditeur de soft français, Bernard Charlès, qui considère que les SBA marquent une rupture et son la nouvelle génération de Business Intelligence. J’avais évoqué sa première prise de position dans mon billet « Bernard Charlès, Dassault Systèmes : « La BI traditionnelle est morte »« . Il faut dire que l’acquisition d’Exalead motive quelque peu son activisme.
Il a réaffirmé celui-ci lors de l’ECF 2010, la conférence utilisateur Dassault Systèmes, une conférence où les atouts de la plate-forme Exalead ont été très largement expliqués. Par contre, détail croustillant, Bernard Charlès a expliqué que si Bernard Liautaud avait vendu Business Objects à SAP en 2007, c’était bien parce qu’il savait que l’innovation n’était plus du côté de la BI traditionnelle…
Est-ce du dépit de ne pas avoir réalisé cette acquisition lui-même ? Connaissant le bonhomme, s’il en avait eu les moyens, il aurait probablement réalisé l’acquisition du fleuron de la BI made in France et constituer le Microsoft français dont il rêve. Enfin, c’est un avis personnel, il a bien précisé « Dassault Systèmes réalise avant tout des acquisitions de technologies et n’a jamais acheté des parts de marché« .
En tout cas je rappelle que Bernard Charlès connait sans doute plus la BI qu’il n’y paraît, n’avait-il pas lui-même siégé au conseil d’administration de BO à la belle époque ?








