Est-on aux portes d’une nouvelle évolution majeure de nos bases de données ? A peine les gros éditeurs commencent à intégrer des bases de données « in-memory » à leur catalogues produits que voici peut-être que la prochaine étape se profile déjà.
C’est le dépôt d’un nouveau brevet par IBM qui m’a mis la puce à l’oreille, et en creusant un peu plusieurs signaux (plus ou moins) faibles vont dans le même sens…
Si IBM s’y intéresse…
Je vous illustre mon billet avec l’illustration du brevet US 2011/0264626 A1 accordé à IBM et je vous met au défit d’y comprendre quoi que ce soit. Ha si, un acronyme est important : GPU. Vous l’avez compris, Big Blue vient de poser un brevet sur une base de données s’exécutant via les processeurs d’une carte graphique et sa vaste mémoire vive. Ces processeurs, extrêmement parallélisé et en abondance dans la moindre carte 3D peuvent très bien être exploités pour accéder à la vitesse de la lumière (enfin presque).
Une belle opportunité, quelques contraintes aussi
Logique donc que les « gros » éditeurs commencent à s’y intéresser. IBM pose un brevet et il sera certainement rejoint par de nombreux autres : l’adage qui dit que lorsqu’on offre de la puissance de traitement, les éditeurs et les utilisateurs s’arrange rapidement pour l’utiliser d’une façon ou d’une autre !
Les détracteurs de cette solution de calcul pas cher souligne que tout ça ne rentre pas dans les racks et que tous ces co-processeurs, ça chauffe plus que le dernier calendrier Pirelli… Pas faux. Probable que les constructeur de PC vont devoir plancher sur la question. Certains l’ont déjà fait d’ailleurs : ce sont les fournisseurs de super-computing (Dont la marque mythique Cray). Le monde du HPC suit cette voie et aujourd’hui et, selon ce papier de Popsci, 35 des 500 plus grosses machines qui tournent sur notre planète sont déjà accélérés à coup de GPU. L’idée progresse et elle va sans aucun doute diffuser. Va-t-elle maintenant s’immiscer dans les Data warehouse ?










Certaines banques utilisent déjà massivement les cartes GPU … Le problème c’est qu’il faut faire de la programmation parallèle ce qui n’était pas donné à tout le monde. Avec les plateformes récentes de type map/reduce le travail est bien plus simple.
Néanmoins pour des serveurs départementaux « bas cout », on fait difficilement mieux. 448 cores (2 cartes GPU) et 6GO de RAM dans un serveur Linux 64 bits ne coutent pas très cher (comme on a pu le voir au forum DECIDEO).
La question est la suivante: est ce que les entreprises vont investir dans des serveurs physiques ou vont aller chercher des GPU sur le cloud (Amazon)? On risque de passer d’un mode de facturation se services SAAS à l’utilisateur à un mode « à la performance ». Le service peut être plus ou moins performant en fonction de l’application, et le prix ne sera pas le même.
Des cartes GPU et des disques durs SSD voila les clefs de la performance à « petit prix » pour ceux qui aiment gérer leur propre infrastructure.
Bonjour,
Pour ceux que cela intéresse petit rappel ici de la technologie GPU utilisé par Jedox
http://www.jedox.com/fr/produits/gpu-in-the-cloud.html
Pour info, ce type de serveur est deja disponible a la demande, fourni par Amazon EC2 sous la denomination « Cluster GPU Instances ».
Nous avions trouve cette offre afin de disposer de Jedox a-la-demande …