Après une année 2011 qui a démarré sous de bons auspices, puis qui a tournée en eau de boudin, que nous réserve cette année 2012 ? Puisqu’il s’agit de notre dernière année a vivre avant la fin du monde Maya, il s’agit de savoir ce que nous allons faire de nos derniers mois, derniers jours. Les analyses les plus prestigieux ont réfléchi aux grandes tendances de 2012, alors je vous prie de bien vouloir les écouter et ne plus perdre votre temps dans des activités sans importance, le temps presse.
Quelques indices : On y parle (sans grande surprise) beaucoup de BigData, de BI Mobile, de Self-Service, d’in-memory, de médias sociaux, mais aussi d’une nouvelle notion en CRM : la Next-Best-Action.
Synthèse de leurs prédictions.
Boris Evelson, du Forrester, ouvre le bal avec son TOP10
Commençons par le TOP10 publié sur son blog par Boris Evelson, analyste chez Forrester :
- Les outils de BI personnelle viennent s’ajouter aux plates-formes standards,
- la coexistence des plates-formes BI dans les entreprises, de préférence à la consolidation,
- Les utilisateurs finaux de plus en plus consommateurs de BI,
- Les plates-formes capables de gérer ces utilisateurs emporteront l’adhésion,
- La BI mobile devient dominante,
- La BI en mode Cloud continue de grignoter sur les solutions classiques,
- Le BigData commence a quitter ses silos,
- L’exploration libre devient une nouvelle arme de la BI, aux côtés du reporting, du requêtage, de l’OLAP, des tableaux de bord,
- Les utilisateurs vont réclamer des outils collaboratifs, l’intégration à Excel ne suffit plus !
Le Gartner réplique
Le Gartner, pour sa part, a publié des prévisions plus générales sur l’évolution du marché informatique. Inutile de préciser que les thèmes qui nous sont chers sont à l’honneur :
- Le BYOT (Bring Your Own Technology) devient la norme : tablettes, smartphones de tous poils vont envahir les entreprises,
- Applications et interfaces deviennent mobile-centriques,
- L’heure est aux applications contextuelles et sociales,
- Les places de marchés et App Store vont s’attaquer aux entreprises,
- Internet des objets
- L’analytique de nouvelle génération est là,
- Les entreprises doivent monter en compétences sur le BigData,
- L’in-memory s’installe comme une tendance sur le long terme dont l’impact sera comparable à celui du Cloud Computing,
- Le BigData va entraîner une demande pour des serveurs à très faible coût énergétique, notamment pour exécuter des instances Hadoop,
- Le Cloud Computing, tendance numéro 1 en 2011 passe en dixième position pour 2012 mais reste une tendance clef.
Les fournisseurs gardent les pieds sur terre
Roland Hoelscher, PDG d’Arcplan, s’appuyant sur l’étude utilisateur BI Survey 10 du BARC définit pour sa part 3 priorités pour 2012 :
- Self-Service,
- Mobile,
- Collaboration.
Pour Tableau Software, les 10 tendances 2012 seront :
- Le BigData, de plus en plus gros,
- L’indépendance de l’utilisateur, conséquence du self-service BI,
- Vers une consumerization des logiciels d’entreprise,
- La Mobile BI se banalise,
- La Social BI commence à quitter les powerpoint et apparaît en entreprise,
- Les PME vont adopter la BI en mode Cloud les premières,
- De plus en plus de demandes de compétences en analytique pour les managers et analystes,
- La BI devient l’arme de l’alignement de l’IT sur le business,
- Les visualisations de données interactives deviennent un impératif,
- Hadoop s’imposera en 2012.
Le plus inventif: James Kobielus, Forrester
Puisque vous êtes encore là, je vous synthétise les prédictions que James Kobielus (du Forrester) a distillées sur son blog dans ses derniers posts. Il y est question de BigData, d’analytique et de boules de Crystal !
- Le marché des solutions Hadoop d’entreprises va faire un bond en avant,
- L’analytique in-memory se diffuse,
- Les bases de données en graphe deviennent tendance,
- Comment toujours faire la Next-Best-Action en CRM ? Facile, il suffit de marier prédictif, BPM, BRM, CEP, moteurs de recommandations, analyses des graphes sociaux, etc.
- Le Data Scientist devient le grand guru de cette approche « Next-Best-Action »,
- A la façon des tests A/B propres au Web Design, il va falloir expérimenter dans le monde réel les actions suggérées par le prédictif,
- Les plates-formes Open Source (notamment Hadoop et R) vont percer dans le domaine de l’analytique avancé,
- Les entreprises vont mettre en place des centres d’excellence pour y valoriser leur cheptel de Data Scientists,
- Les outils interactifs d’exploration des données et prédictifs vont s’imposer sur les écrans des utilisateurs de BI.
Des prédictions sans prédictif, est-ce bien sérieux ?
La conclusion ira au Dr. Barry Devlin dont le blog est hébergé par BeyeNetwork : BI 2012 Predictions – No Way ! Et pourquoi cet ancien d’IBM, celui qui a mis en place la stratégie Data Warehouse de Big Blue dans les années 80, le fondateur de 9sight Consulting refuse-t-il de livrer ses prédictions pour 2012 ? Tout simplement parce que toutes les prédictions publiées à droite et à gauche n’ont pas été générées par des outils prédictifs ! Joli pied de nez aux analystes : je lui conseillerai de jeter un œil sur les prédictions de Business Insider, les analystes financiers, eux n’hésitent pas à faire mouliner leurs modèles prédictifs pour évaluer les résultats financiers des Apple ou Amazon…









Heureusement qu’on paye des analystes pour faire ce genre de prévisions… j’ai cru un instant qu’un analyste ça servait à faire de vraies prévisions et à prendre des risques ! Ben non, finalement, ça doit servir à être payé pour prévoir ce qu’il faut pour que ça se réalise et que les clients éditeurs soient contents… Où est la prise de risque ?
Ca me rappelle un certain ministre qui choisit une circonscription hyper-risquée pour se présenter pour la première fois devant les électeurs… mais je m’égare